Belle Roze

Comité des Fêtes de Belle Roze et François 1° Ardres

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Histoire des Géants

- Géants de la Fête

Quand les écrivains se pencheront sur le folklore régional du XXème siècle, ils devront réserver une place spéciale à Ardres, ville chargée d'histoire. Elle n'a  pas seulement inscrit son nom, depuis quarante ans, dans la tradition des géants, elle a œuvré à son développement en déplaçant sa jolie Belle Roze dans maintes fêtes régionales et à l'étranger.

Ardres a aussi accueilli d'autres géants pour un sympathique rassemblement à l'occasion de la naissance d'une "consoeur", Marianne, venue en 1992 se faire baptiser à Ardres, parce qu'elle s'y sentait bien.

Enfin, en accordant à Belle Roze un royal compagnon évoquant un autre événement du passé régional, François 1er, Ardres a créé une émulation qui ne sera pas sans connaître des retombées, tels sont les propos qu'avait tenu à l'époque Robert Chochois , historien.

- Les Sculpteurs à l'ouvrage

Les Associations, dont la trésorerie est limitée, construisent elles-mêmes leurs géants en faisant appel au bénévolat, à la débrouillardise de leurs membres. Leur bonne volonté pallie leur manque d'expérience. Les résultats sont parfois surprenants, toujours appréciés. La faiblesse des moyens modère les critiques, tout comme le joli tableau d'un peintre du dimanche ne saurait être comparé à un Van Gogh ou un Vermeer.

 D'autres associations ont recours au talent d'un sculpteur. Dans l'histoire de cette architecture particulière, un nom émerge, celui du "père" de Belle Roze : Maurice Deschodt (1890-1971). Il avait son atelier à Hazebrouck. Aidé par son épouse, il a conçu une trentaine de géants, dispersés dans nos deux départements nordistes.

Depuis 1980, un artiste lillois assure brillamment la relève : Stéphane Deleurence, le réalisateur de François 1er et de Henri VIII. Non seulement, il sculpte des géants mais il en sauve beaucoup d'une mort programmée, grâce à une restauration en profondeur ou à un rajeunissement esthétique.

Construire un géant est un travail complexe qui demande autant de minutie que la sculpture d'une statue. Il faut d'abord créer une maquette avant de passer à la taille désirée. Buste, bras et tête du géant naissent alors dans la terre glaise. Un moulage de plâtre est réalisé par fragments numérotés. La forme définitive peut être abordée. Longtemps, le papier mâché ou le carton-pâte ont prévalu. De nos jours, des matières nouvelles se révèlent plus résistantes : polystyrène ou résine de synthèse. Il faut encore mettre des couleurs, confectionner des vêtements, des accessoires, veiller à ce que le poids ne soit pas exagéré pour rendre possible le portage, respecter l'équilibre, prévoir un système de démontage pour faciliter le transport.

Des projets devraient se concrétiser pour que soit conservée une immense iconographie des géants célèbres ou peu connus : gravures, photos, cartes postales, films, maquettes, livres, chansons en leur honneur….


Le Réveil espéré

Le gouvernement a rendu hommage aux géants du Nord en émettant un timbre-poste à leur effigie en 1980. Leur image a ainsi parcouru le monde. Il est vrai aussi qu'un certain nombre de géants voyagent beaucoup, non seulement en France mais au-delà de la frontière belge, des Pyrénées, du Détroit ou du Rhin.

Ainsi, en 1992, Belle Roze est allée à Matadepera en Espagne rejoindre d'autres géants pour une ronde qui n'en comptait pas moins de 200. Elle a également franchi le Détroit du Pas de Calais pour se rendre en Grande Bretagne en 1994.

Les géants renaissent, quittent leurs placards. D'autres se préparent au réveil, tant il est vrai qu'à l'inverse des humains, les demi-dieux ne meurent jamais.